Le nom scientifique du thé est le Camellia Sinensis de la famille des Théacées.

Les théiers se cultivent dans un climat chaud et humide, dit subtropical, sous des altitudes pouvant aller jusqu’à 2 800 mètres.

Le thé est planté et cultivé dans plus de 50 pays, sur les 5 continents (dont la majorité en Asie et en Afrique). 

D’après la FAO Stat, la superficie mondiale de culture du thé, en 2022, était de plus de 5 millions d’hectares, pour une production mondiale annuelle de thé d’un peu moins de 30 millions de tonnes.

Les principaux pays producteurs sont :

  1. La Chine, berceau historique du thé et premier producteur mondial.
  2. L’Inde sur les contreforts de l’Himalaya, dans les régions d’Assam et de Darjeeling.
  3. Le Kenya, leader africain depuis que la culture du thé a été introduite  par l’Empire colonial britannique).
  4. Le Sri Lanka, dont les hautes terres offrent des conditions idéales pour produire des thés noirs de qualité, largement exportés à travers le monde.
Chine
50.1
%
Inde
20.6
%
Kenya
8
%
Sri Lanka
4.8
%

La culture et la cueillette du thé :

Plusieurs modes de production du thé existent : 

30% de la production mondiale de thé est issue des grandes plantations,

souvent en production intensive. Ces plantations organisées par des entreprises publiques ou privées utilisent généralement de la main d’œuvre saisonnière pour la cueillette, de plus en plus mécanisée. La cueillette mécanisée représente aujourd’hui 60 % de la cueillette du thé.

Les jardins de thé (petites parcelles appartenant à la paysannerie) produisent 70% du thé.

Il s’agit d’une forme d’agriculture paysanne et familiale.

Théiers sauvages centenaires

Dans certaines régions, on trouve également des théiers sauvages centenaires, notamment dans le Yunnan, en Chine, ainsi qu’en Birmanie et au Vietnam. Cachés au cœur des forêts humides, ces arbres poussent naturellement et peuvent parfois atteindre plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Pour en récolter les précieuses feuilles, les cueilleuses doivent s’aventurer au cœur des forêts anciennes et des montagnes.

Dans beaucoup de pays d’Asie orientale, la récolte a lieu une ou deux fois par an, excepté l’hiver où les théiers sont en dormance. Au Sri Lanka, en raison des conditions climatiques, la cueillette s’opère presque en continu.

La cueillette, un travail genré

La cueillette est une tâche de précision. Lorsqu’elle est manuelle, il s’agit de cueillir les 2 ou 3 dernières feuilles de chaque rameau de chaque buisson. Il faut passer plusieurs fois dans les travées pendant la récolte parce que la plante pousse particulièrement vite en saison. Cette pénible tâche repose sur une division genrée du travail : elle est presque exclusivement assignée aux femmes, quand elle n’est pas mécanisée. Il faut généralement 5 à 7 kilos de feuilles fraîches pour produire 1 kilo de thé transformé.

Pour aller plus loin

Dans les champs de thé du Kenya, les femmes victimes de la mécanisation.

La première transformation, un pouvoir aux mains des industriels

Après la cueillette, les feuilles de thé doivent être séchées dans un délai de 5 à 7 heures, sans quoi elles perdent leurs qualités et propriétés.

Les plus grosses plantations possédant des usines de transformation peuvent rapidement sécher les feuilles sur place. En revanche, les producteur·ices sans outil de transformation n’ont que quelques heures pour livrer leurs feuilles fraîches et perdent tout pouvoir de négociation des prix.

Classification des différents thés :

En fonction du type de thé recherché, il existe plusieurs manières de transformer les feuilles :

Répartition des transformations du thé
Variétés et classification du thé :
thé blanc, thé jaune, thé vert, thé d’Oolong, thé noir et thé sombre.

Rôle culturel et social :

Au-delà de ses vertus et bienfaits, le thé a un rôle culturel et social très fort. Dans de nombreuses cultures, il est associé à des moments de partage et de convivialité, et il participe au renforcement des liens sociaux. Le thé joue un rôle clé dans la transmission de valeurs culturelles, aussi bien dans les pays producteurs que consommateurs. 

Des cérémonies et rituels de thé sont pratiqués depuis des siècles dans certains pays comme l’Asie ou le monde arabe. L’imaginaire du thé est donc très fort et l’univers qu’il inspire est celui de la zénitude, de la pureté, de la bienfaisance. 

Pourtant, cet imaginaire zen se heurte aux réalités des travailleur·ses de la filière.

Pour aller plus loin

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